L'histoire

Procès et crucifixion de Jésus

Description

Jésus passe par des temps extrêmement difficile avant sa mort.

Référence de l'histoire

Verset biblique

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son fils, afin que quiconque croit en lui, ne meurt pas, mais qu'il ait la vie Eternelle.
-- Jean 3:16 --

Objectifs (Valeurs de foi)

1
Jésus est plus fort que la mort. Quand tout est noir, Jésus est victorieux
Montrez dans l'histoire
que l'on va se moquer de lui, on lui dira de se sauver lui-même, mais Jésus va ressusciter. Il sera victorieux sur la mort
Valeur pour moi aujourd'hui
Jésus est victorieux sur la mort et toutes les ténèbres qui obscurcissent ma vie
2
Jésus a porté la couronne d'épines (symbole du péché). Il a porté mes fautes, tout ce qui nous fait mal et m'en délivre
Montrez dans l'histoire
que l'on mis sur la tête de Jésus une couronne d'épines qui lui fait mal, qui représente une couronne de roi qui fait mal pour se moquer de lui.
Valeur pour moi aujourd'hui
Jésus a souffert pour moi, il est le vrai Roi. il a porté mes fautes, tout ce qui me fait mal, il peut me comprendre et m'en délivrer
3
Jésus est mort innocent à ma place, alors que je suis coupable, afin que je puisse avoir une relation avec le Père
Montrez dans l'histoire
que Jésus était innocent et malgré cela, il s'est laissé crucifier sur une croix représentant le péché du monde
Valeur pour moi aujourd'hui
Jésus est mort à ma place, moi coupable de pécher, afin que je puisse avoir une relation avec son Père
4
Lorsque les gens se moquent de nous ou que nous nous retrouvons seul, Jésus nous comprend il est passé par là, il nous relève et nous encourage
Montrez dans l'histoire
que Jésus s'est retrouvé sans ses disciples, seul, abandonné. On s'est moqué de lui
Valeur pour moi aujourd'hui
Jésus est passé par mes souffrances (abandon, moquerie etc.). Il peut me comprendre, me relever et m'encourager
5
Si nous reconnaissons sincèrement nos fautes devant Jésus, il nous pardonne
Montrez dans l'histoire
que l'un des deux brigands a reconnu ses fautes et Jésus lui a promis d'aller dans le paradis avec Lui (il lui donc pardonné ses péchés
Valeur pour moi aujourd'hui
si je reconnais mes fautes et me repens, Jésus me pardonne
6
Jésus a été obéissant à son Père jusqu'à la mort, par égard pour le salut du monde entier
Montrez dans l'histoire
que Jésus a été obéissant jusqu'à la mort, pour sauver le monde entier
Valeur pour moi aujourd'hui
Jésus a été jusqu'au bout, en mourant sur la croix, afin que je sois sauvé et tous les hommes aussi

Questions

Qu'est-ce que le Sanhédrin ? C'était l'assemblée législative traditionnelle d’Israël ainsi que son tribunal suprême. Ce conseil était composé de 71 membres (anciens, grands prêtres et scribes juifs), qui étaient responsables de la vie religieuse juive.
Qu'est-ce qu'un procès ? Litige, problème qui doit comparaître devant la justice.
Que s'est-il passé à la sixième heure ? Jésus mourut, il y eu une grande obscurité sur la terre.
Pourquoi est-ce c'est humainement impossible que le voile du temple se déchire de haut en bas ? Parce que le voile mesurait près de 18 mètres de haut, et qu'il avait une épaisseur de 12 cm, rendant impossible son déchirement.
Qu'est-ce que Golgotha ? Appelé aussi : "Mont du Calvaire", "Lieu du Crâne", c'était une colline située dans l'Antiquité à l'extérieur de Jérusalem, sur laquelle les Romains attachaient les condamnés à mort sur un poteau.
Qu'est-ce que la crucifixion ? C’est une ancienne méthode de condamnation à mort (issue de la Perse), particulièrement longue, humiliante et douloureuse. C'était une torture réservée à ceux qui troublaient l’ordre public, criminels ou révoltés, voleurs, généralement appliquée à des non-romains.
Pourquoi le procès était injuste vis-à-vis de Jésus ? Car, il n'avait pas de témoin en sa faveur, on a payé des témoins à charge, et que le procès s'est fait à la hâte en un jour, en contradiction avec les lois judiciaires juives

Procès et crucifixion de Jésus

Pour faciliter la compréhension générale, nous pouvons diviser ce texte en trois parties :
  1. Le procès.
  2. La crucifixion.
  3. La mort de Jésus.
I. Le procès (Luc 22.66-23.25)

- Le sanhédrin (Mt. 26:59-60)
- Le procès devant Pilate (23:2 - accusations infondées)
- Hérode (23:7 - dirigeant/gouverneur de Galilée), châtiment (23:16), Barrabas (23:18),
crucifixion (23:24-25)

A noter : La messianité de Jésus est bien la question décisive du procès devant le Sanhédrin.

Jésus, après avoir été livré par Judas, est humilié par des coups et emmené devant le Sanhédrin qui est convoqué dès le début de la matinée.

Le sanhédrin

En Judée, comme dans la plupart des régions de l’Empire, les Romains ont laissé en place les tribunaux locaux et leurs lois, en matière de droit civil et pénal, mais exerçaient un contrôle sur le fonctionnement du système.

Le tribunal romain, présidé par le procurateur, traitait des atteintes aux prérogatives de l’occupant[1]. Il était seul à pouvoir prononcer des condamnations à mort.

Autrement dit, une condamnation à mort voulue par le Sanhédrin en application de la loi juive devait obtenir la sanction du procurateur, en accord avec la loi romaine et elle était exécutée par des soldats romains.

Le sanhédrin est composé de 71 membres : anciens, grands prêtres et scribes[2]. Seuls les Israélites d’ascendance incontestable peuvent y être élus. Ils se réunissaient dans l’édifice appelé « maison du conseil », situé à l’ouest du Temple. Il semble aussi que, dans les cas urgents – comme la condamnation de Jésus – le conseil se rencontrait dans la maison du souverain sacrificateur[3].

Motif de condamnation de Jésus par le Sanhédrin

Le Décalogue[4] comporte ce commandement : « Tu ne prononceras pas à tort le nom du Seigneur ton Dieu[5] ». Insulter Dieu, attenter à son honneur en parole ou en acte était considéré comme une faute d’une gravité extrême, tant était grande l’idée que les juifs se faisaient du respect dû au Seigneur[6]. Un tel blasphème était sanctionné par la lapidation, selon la législation juive.

Pour les membres du Sanhédrin, l’homme Jésus blasphémait gravement la majesté divine en se laissant appeler Fils de Dieu et Messie. Modeste ressortissant d’un quelconque village de Galilée, il s’attribuait une autorité qui n’appartient qu’à Dieu.

Les juifs s’attendaient à un Messie triomphant menant les Nations d’un sceptre de fer.

En face des déclarations de Jésus concernant sa personne et sa mission, seules deux attitudes sont possibles : croire ou non. Approuver et devenir disciple, ou rejeter. Quant à ce refus, il ne peut prendre, lui aussi, que deux directions : soit l’indifférence et le mépris, soit l’hostilité plus ou moins violente.

En tant que responsable de la vie religieuse de judaïsme, les membres du Sanhédrin ne pouvaient rester indifférent au ministère de Jésus. Faute de croire, ils ne pouvaient que se révolter contre lui.

Notons que Jésus a répondu par l’affirmative, lorsqu’on lui pose la question. Il n’essaie pas de se défendre ou de se justifier.

La messianité de Jésus est donc bien la question décisive du procès devant le Sanhédrin.

Ponce Pilate

Il est le procurateur de Judée au moment des faits. Ses rapports avec les autorités juives et le peuple ont souvent été tendus en raison de ses maladresses et violences. Il rendait principalement la justice dans l’ancien palais d’Hérode qui était devenu sa résidence.

Représentant du pouvoir impérial, le procurateur jouissait du « droit de glaive », c’est-à-dire de condamnation à mort d’un citoyen romain ; à plus forte raison d’un droit semblable sur les sujets de l’Empire.

Le procès devant Pilate

Condamner Jésus en raison de ses prétentions messianiques n’est pas possible, car ce motif relatif à la religion juive n’intéressait pas le droit romain, le païen Pilate. D’où les modifications apportées à l’accusation par les membres du Sanhédrin devant le procurateur :

  • Jésus incite à l’insubordination envers Rome en matière d’impôts (Luc 23.2)
  • Jésus se prétend roi. Il vise donc la prise de pouvoir de Palestine – le Messie ne devait-il pas devenir le libérateur de son peuple ? Il représente donc un danger pour le pouvoir romain (Luc 23.2)
  • Jésus a enseigné en Galilée et en Judée, et il excite les esprits en vue d’une sédition.

Notons que Pilate a une double attitude. Il tente tout pour faire libérer Jésus, restant persuadé qu’il ne représente pas le danger signalé, mais il n’ose pas se montrer ferme en matière de justice face à la pression qu’il subit de la part du Sanhédrin et de la foule. Il finit par céder, mais en essayant de se dégager le plus possible de sa responsabilité.

Notons aussi qu’à Pâques, le peuple pouvait demander au procurateur qu’on épargne une personne par la crucifixion. Au lieu d’épargner Jésus, la foule excitée a demandé qu’on relâche Barrabas qui était un meurtrier.

Extrait des lois judiciaires juives

Remarque. Ces lois ne sont pas attestées par des documents de l'époque de Jésus. Elles ont été codifiées ultérieurement dans le traité "Sanhédrin" de la Michna, qui, dans le courant du 3 ième siècle ap. J.- C. seulement, fixe par écrit la tradition orale.

  1. Les membres du Sanhédrin doivent être des Israélites à part entière (de père et de mère).
  2. Le Sanhédrin ne peut juger que des délits d'ordre religieux. Il n'a pas à traiter de cas relevant de la politique.
  3. Le sanhédrin ne peut débattre d'une affaire qu'en plein jour.
  4. Le sanhédrin ne peut conduire un procès en période de sabbat ou de préparation de sabbat.
  5. Le Sanhédrin ne peut prononcer une sentence à l'issue des débats. Il doit laisser s'écouler une nuit avant de prononcer une sentence décisive.
  6. Des témoins à décharge (en faveur de l'accusé) doivent être entendus.
  7. Les membres du tribunal doivent s'exprimer au sujet de la sentence dans l'ordre suivant : les plus jeunes (les moins expérimentés) doivent parler en premier de façon à ne pas se laisser influencer par les plus âgés.

En admettant que ces lois judiciaires étaient en vigueur au temps de Jésus, lesquelles n'ont pas été respectées lors du procès de Jésus ?

II. La crucifixion (Luc 23.26-43)

- En dehors de ses murs, mais dans un endroit de passage, chaque ville importante disposait d'un lieu de supplice. Des poteaux restaient plantés en permanence.
- La crucifixion était considérée comme le supplice suprême. Elle est précédée par des coups de fouet jusqu'au sang, sur le condamné. Détail : Dt. 21:22-23, Gl. 3:13
- Le crucifié restait suspendu durant des heures, voire deux ou trois jours selon la résistance physique et de la gravité des effets de la flagellation
- Les moqueries sur Jésus / On tire au sort ses vêtements
- Simon de Cyrène aide Jésus à porter la croix
- Golgotha est appelé le « lieu du crâne »
- Jésus prie : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font »
- Le vin aigre était destiné à affaiblir les réactions et souffrances du condamné / Jésus le refuse
- L’inscription sur la croix : « Jésus de Nazareth roi des Juifs[9] ». La loi exigeait que le motif de la condamnation soit indiqué sur la croix ».
- Le brigand crucifié à côté de Jésus le reconnaît comme le Messie / Il obtient la promesse d’être au Paradis avec Jésus
- Jésus a été tourné en dérision, on a tiré au sort ses vêtements, on l’a maltraité. Malgré tout cela il dit à son Père : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.

L’attitude de Jésus pendant toute la durée de la crucifixion : Il ne se plaint pas.

III. La mort de Jésus (Luc 23.44-56)

- La sixième heure (entre 11h et midi) = ténèbres sur toute la terre
- Le voile se déchire de haut en bas
- Jésus crie en mourant : " Père, je remets mon esprit entre tes mains " ou selon Jean 19:30 "Tout est accompli ".
- Le centurion glorifie Dieu : « Cet homme était réellement un juste "
- Les foules se frappent la poitrine
- Ceux qui le connaissent regardent ce qui se passe
- Joseph d’Arimathée (venant de la ville de Rama dans la région montagneuse d'Ephraïm, à 35 km de Jérusalem) demande le corps de Jésus (Celui-ci est présenté comme un croyant vivant dans l'attente de la venue du Messie . Son rang social élevé lui permet d'avoir rapidement accès auprès de Pilate. Joseph fait déposer le corps de Jésus dans le tombeau neuf qu'il a acheté pour sa famille
- Jésus est mis dans le tombeau le jour de la Préparation : le vendredi
- Les femmes voient Jésus dans le tombeau et s’en vont préparer des aromates et des parfums

La réaction du peuple qui se frappe la poitrine est une marque de deuil.
Le malaise s’installe, le peuple est troublé sur la façon dont Jésus est mort.
Jésus ressuscite au bout du troisième jour !

Le voile déchiré

À l'époque de Jésus, le saint Temple de Jérusalem était le centre de la vie religieuse des Juifs. Le
temple était l'endroit où les sacrifices d'animaux avaient lieu et où le culte selon la loi de Moïse
était observé fidèlement. Hébreux 9:1-9 nous dit que le voile du temple séparait le Saint des
Saints (ou lieu très saint) —sanctuaire terrestre de la présence de Dieu—du reste du temple où les
hommes demeuraient. Cela signifiait que l'homme était séparé de Dieu par le péché (Esaïe 59 :
1-2). Seul le souverain sacrificateur était autorisé à pénétrer au-delà du voile une fois par an
(Exode 30 :10 ; Hébreux 9 :7) pour entrer dans la présence de Dieu au nom de toute la nation
d'Israël et pour faire l'expiation de leurs péchés (Lévitique 16).
Le temple de Salomon avait 30 coudées de hauteur (1 Rois 6 :2), mais, selon les écrits de
Josèphe, un historien juif du premier siècle, Hérode l'avait augmenté pour atteindre 40 coudées.
La mesure exacte d'une coudée reste incertaine, mais on peut évaluer approximativement que ce
voile mesurait près de 18 mètres de haut. Josèphe nous dit aussi que le voile avait une épaisseur
de 12 cm et que la force de traction combinée de chevaux attachés de chaque côté du voile
n'aurait pas pu le déchirer. Le livre d'Exode nous enseigne que ce voile épais était fait de tissus
bleu, pourpre (violet) et cramoisi (rouge foncé) et de fin lin retors.
La taille et l'épaisseur du voile, donnent aux évènements au moment de la mort de
Jésus sur la croix, une portée encore plus capitale. « Jésus poussa de nouveau un grand soupir, et
rendit l'esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas.
» (Matthieu 27 :50-51a)
Le déchirement du voile au moment de la mort de Jésus symbolise, d'une manière spectaculaire,
que son sacrifice, le fait de verser son propre sang, était une expiation suffisante pour les péchés.
Cela signifiait que maintenant, l'entrée dans le lieu très saint était ouverte à tous, en tout temps,
pour les Juifs et les Gentils (païens) sans distinction.
Le voile était le symbole de Christ, lui-même, qui est le seul chemin vers le Père (Jean 14 :6). Cela
nous est indiqué par le fait que le souverain sacrificateur devait entrer dans le lieu très saint à
travers le voile. Maintenant, Christ est notre souverain sacrificateur, et en tant que croyants en son
oeuvre terminée à la croix, nous participons à sa prêtrise ‘plus excellente'. Nous pouvons
désormais entrer dans le lieu très saint à travers Lui.

Le voile du temple était un rappel constant que le péché rend l'humanité inacceptable pour entrer
dans la présence de Dieu. Le fait que l'offrande pour le péché fut offerte une fois par an, et que
d'innombrables autres sacrifices étaient répétés quotidiennement, montrait d'une façon crue et
détaillée, que le péché ne pouvait pas vraiment être expié ou effacé par de simples sacrifices
d'animaux. Jésus-Christ, par sa mort, a retiré la barrière entre Dieu et l'homme, et maintenant nous
pouvons nous approcher de Lui avec assurance, et hardiesse (Hébreux 4 :14-16).

 

Gaël Marti (révisé par Leonardo Garcia)


[1] Impôts impériaux, violences contre les fonctionnaires, sédition, etc.

[2] Assesseurs juridiques ou docteurs de la loi.

[3] Matthieu 26.3.

[4] Les dix commandements.

[5] Exode 20.17.

[6] Lévitique 24.15-16.

[7] Simon de Cyrène

[8] Le lieu du crâne.

[9] L’inscription latine : Iesus Nazarenus Rex Iudaiorum est transcrite sous le sigle : INRI.

 

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