L'histoire

Elisée et Naaman

Description

Naaman guérira de sa lèpre en plongeant dans le Jourdain 7 fois

Référence de l'histoire

Verset biblique

Notre foi est fondée non sur la sagesse humaine, mais sur la puissance de Dieu.

Objectifs (Valeurs de foi)

1
L'écoute et l'obéissance des directions de Dieu conduisent à une guérison intérieure de nos vies
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Le contraste entre Naaman qui écoute et finalement obéit aux directions de Dieu et est guéri, et Guéhazi qui n’écoute pas Elisée, et obéi à ses désirs. Dieu va le rendre lépreux
Valeur pour moi aujourd'hui
Aujourd'hui, si j'obéis à Dieu, il me conduit à une plénitude et/ou une guérison intérieure
2
Parfois, obéir à la voix de Dieu, nous demande de l'humilité, mais c'est pour notre bien
Montrez dans l'histoire
Que Naaman est vexé et va mettre du temps jusqu'à ce qu'il ait l'humilité de se plonger sept fois, dans l'eau boueuse et froide du Jourdain
Valeur pour moi aujourd'hui
Aujourd'hui, je veux obéir à la voie de Dieu et accepter que je passe parfois par un moment d'humilité, afin de reconnaître la grandeur de Dieu dans ma vie
3
Obéir à Dieu, c'est la meilleure chose à faire, car Il interviendra le mieux dans nos vies
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Que Naaman est vexé, ne veut pas obéir. Pourtant, c’est ce qu’il y a de mieux à faire (redites cette phrase plusieurs fois dans l'histoire : "obéir à Dieu, c'est ce qu'il y a de mieux à faire"). Puis il obéira et obtiendra pour sa
Valeur pour moi aujourd'hui
Aujourd'hui, obéir à Dieu, c'est la meilleure chose à faire, car il pourra intervenir dans ma vie
4
Dieu seul est capable de faire des miracles
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Que Dieu seul est capable de faire un miracle à Naaman, s’il place sa confiance en Lui. Mais il doute et devra placer sa confiance en Dieu. Puis, il verra que Dieu fait un miracle sur lui
Valeur pour moi aujourd'hui
Aujourd'hui, Dieu veut faire un miracle dans ma vie, si je place ma confiance en Dieu seul ! As-tu déjà prié en famille, pour un miracle de Dieu ?
5
Que je sois servante, adulte, jeune, vieillard ou enfant, je peux parler de Dieu autour de moi, Dieu m'utilise comme je suis
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Que le message de la petite servante est très important. Elle ne s'est pas retenue. Puis, Elie va dire un message au travers de son serviteur et cela va permettre le miracle chez Naaman
Valeur pour moi aujourd'hui
Aujourd'hui, que je sois servante, adulte, jeune, vieillard ou enfant, je peux parler de Dieu autour de moi, Dieu m'utilise comme je suis
6
Par la foi, nous voulons croire que Dieu opère des prodiges. Nous nous saisissons de ses promesses. Il va agir
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Que Naaman est allez écouter le conseil du roi avant de prendre une décision de voir le prophète. Puis, se vexe devant le serviteur du prophète. Ce sont ses serviteurs qui le convainc d'obéir et de croire au miracle
Valeur pour moi aujourd'hui
Aujourd'hui, par la foi, je me saisis des promesses de Dieu pour ma vie, lorsque cela ne va pas. Il va agir

Questions

Qui est Naaman ? Le chef de l'armée Syrienne
Que signifie Naaman ? "Gracieux"
De quoi est atteint Naaman ? De la lèpre
Que signifie Guéhazi ? "La vallée de la vision"
Qu'est-ce que la lèpre ? La lèpre est une maladie infectieuse chronique due à une bactérie. Cette affection touche principalement la peau, les nerfs, les membres et les yeux. Un traitement précoce permet d'éviter les séquelles. (Maladie incurable à l'époque de la Bible)
Qui est Elisée ? Un prophète
Qu'est-ce qu'un prophète ? c'est un homme de Dieu qui parle de Lui, pour faire revenir le peuple à Dieu. Il peut dire des sentences ou des encouragements et faire des miracles
De quelle couleur est l'eau du Jourdain ? Brune boueuse
Que vaut les sacs de pièces de Naaman ? 350 kilos d’argent et 70 kilos d’or et 10 vêtements de rechange

Elisée et Naaman

Introduction

Le chapitre 5 du livre de 2 rois est une inversion de la logique du mérite. Le personnage en évidence ici c’est Naaman (quelqu’un qui n’appartenait pas au peuple des hébreux, donc considéré comme un païen). Néanmoins, c’est Naaman qui est utilisé par Dieu pour vaincre le peuple élu. En plus de sa victoire, Dieu lui accorde également la guérison de sa lèpre (ce qui se passait rarement à l’époque).

La narrative commence donc avec l’affirmation de la grâce commune de Dieu. C’est-à-dire, la grâce qui est accordée par Dieu d’une manière générale pour le bien-être de toute l’humanité, sans discrimination raciale, sociale, religieuse ou culturelle.

 

Naaman

Naaman, était le général en chef de l’armée du roi de Syrie (Ben-Hadad I - 1 rois 15:18, 20), et un valeureux guerrier. Le prénom « Naaman » signifie en araméen « gracieux ».

 

La "petite" fille

Nous ne savons pas grand chose à son sujet si ce n’est, qu’au cours d’une incursion dans le territoire d’Israël, des troupes de pillards syriens l’avaient enlevée. Nous savons également qu’elle était au service de la femme de Naaman, autrement dit, elle était l’esclave de la maison.

Cependant, le fait le plus remarquable à son sujet, c’est la façon dont elle a été utilisée par Dieu sans même le savoir. Sa foi, sa compassion et son amour furent des éléments clés de l’histoire.

 

La lèpre et Naaman 

Lire Lévitique 13-14 pour mieux comprendre la situation d’un lépreux à l’époque.

Il y existe plusieurs types de lèpres ; celle qui avait atteint Naaman n’est pas aussi facile à identifier. D’après la narrative, nous voyons que la maladie de Naaman était une maladie de la peau qui résultait à un blanchiment, et une possible sécheresse de tissus cutanés. Selon certains théologiens, c’est peu probable qu’il s’agisse de ce que la médecine moderne entend par lèpre (maladie de Hansen). Les symptômes et le résultat de la maladie de Hansen sont : douleurs très fortes, infection répandue des articulations (éventuelle perte des membres), et défigurations atroces.

 

Les juifs considéraient la lèpre comme une malédiction divine. Et, puisqu'on croyait que la lèpre était un jugement de Dieu, on croyait également que l'homme ne pouvait rien y faire, seulement le Messie de Dieu. C'est pour cela qu'un lépreux devait se rendre auprès d'un prêtre. Aux yeux des Juifs, leur condition était spirituelle et non corporelle. Un lépreux n'était pas malade, mais impur.

Si un lépreux rencontrait des gens non-lépreux, il devait sonner sa cloche pour avertir les passants et crier à haute voix « impur, impur ».

 

La guérison 

Les règlements régissant la lèpre (Lévitique 13-14) sont bien présents ici. Se laver à l’eau était une partie importante du rite de purification pour ceux qui étaient guéris de la lèpre, Lévitique 14:8 :

Celui qui est soumis au rite de purification nettoiera ses vêtements, se rasera tous les poils et se lavera à l’eau, ainsi il sera pur.

Le verset, ci-dessus, est compris comme étant un « lavage symbolique », comme signe d’hygiène, tandis que dans le cas de Naaman, le lavage fait partie du processus de guérison.

Le numéro sept apparaît plusieurs fois dans les régulations (Lévitique 13-14), mais il n’y a aucune indication que le lépreux doive se baigner sept fois. Le chiffre sept évoque l’état de ce qui est complet, parfois pour montrer qu’une œuvre est menée à terme ou évoquer le cycle complet des choses établies ou permises par Dieu.

La guérison de Naaman, bien sûr, n’était pas due à la qualité de l’eau du Jourdain (qui sort limpide du lac de Génésareth, et ne tarde pas à se troubler, prenant une couleur brun-sale qui provient de la nature de son lit) Par la simplicité de ce moyen, en lui-même inefficace, Naaman doit apprendre que la guérison proviendra d’une autre cause, supérieure à la nature et qui agira en vertu de la parole de l’homme de Dieu.

Tout, dans la conduite d’Elisée, a pour but d’amener Naaman à la connaissance de Dieu. Il y avait une guérison à opérer chez lui, plus importante que celle qu’il venait chercher. C’est à celle-là que vise le fidèle serviteur du Seigneur. La première condition pour cela est qu’il s’humilie et reconnaisse la vanité de toutes ses grandeurs. De là, l’absence de toute forme obséquieuse de la part du prophète qui le traite comme le plus pauvre des hommes. De là aussi le moyen de guérison qu’il lui ordonne, un bain tout simple. Mais remarquons les mots « dans le Jourdain » le fleuve sacré, représentant de la bénédiction divine.

 

Confession de foi 

« Je reconnais qu’il n’y a pas d’autre Dieu sur toute la terre que celui d’Israël ». Sa confession de foi illustre clairement la pensée religieuse courante de l’époque : les dieux régionaux. C’est-à-dire, le Dieu d’Israël est le Dieu d’Israël, En Syrie, il y a d’autres dieux.

C’est pourquoi, avant de partir, Naaman demande d’emporter un peu de terre.

v.17 « de cette terre » - convaincu que le Dieu d’Israël est le Dieu véritable, il se représente, à la manière païenne, que sa terre seule est sainte, et, comme il est décidé à ne plus adorer d’autres dieux que le Dieu d’Israël, il ne s’imagine pas pouvoir le faire sur un autre sol que le sien.

 

Le cadeau 

Trois cent cinquante kilos d’argent, soixante-dix kilos d’or et dix vêtements de rechange, est une quantité énorme pour aujourd’hui, imaginez pour l’époque ?!

Elisée n’a pas accepté le cadeau de Naaman, probablement parce qu’il ne voulait pas donner l’impression qu’il était le responsable du miracle. Par son refus, Elisée veut éviter ce qui pourrait affaiblir, dans l’esprit de Naaman, l’effet moral que doit produire sur lui cette guérison. L’acceptation d’une récompense aurait rabaissé, aux yeux de celui-ci, le prophétisme israélite au niveau de la sorcellerie païenne.

Les faux prophètes ont fait de la prophétie une source de profit. Mais Elisée ne voulait par agir de la même manière, parce que la gloire était à Dieu et non pas à lui.

 

Guéhazi

Dieu a enlevé la lèpre de Naaman à cause de son obéissance à Dieu. Et, ironiquement, la lèpre s’est accrochée à Guéhazi parce qu’il n’a pas obéi à Dieu.

Il semble que la « lèpre » sur Guéhazi n’était pas aussi grave, étant donné qu'il profitait du contact social, et n’était pas cérémonieusement impur (8:1-6).

 

Parallèle entre Elisée et Jésus 

Jésus et un officier romain (Luc 7:1-10).

Guérison d’un lépreux (Mt 8:1-4, Mc 1:40-45 et Lc 5:12-16).

 

Léonardo Garcia

 

 

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