L'histoire

La parabole du bon samaritain

Description

Un homme vient au secours de son prochain.

Référence de l'histoire

Verset biblique

Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.
-- Jean 15:12 --

Objectifs (Valeurs de foi)

1
Si nous aimons Dieu, nous ne pouvons pas ignorer les besoins des autres
Montrez dans l'histoire
Que deux personnes se disant prêtres, n'aimaient pas véritablement Dieu, ils pensaient à eux et l'ont ignoré. Mais un samaritain lui, a vu le besoin de l'homme et s'en est occupé
Valeur pour moi aujourd'hui
Je ne veux pas ignorer les besoins des autres, mais les aimer et les aider lorsque l'occasion se présente
2
Nous sommes bons quand nous montrons de la bonté et de la compassion envers les autres, peu importe qui ils sont
Montrez dans l'histoire
Que le samaritain montre de la bonté en ayant de la compassion envers la personne qui souffre, même si elle est ennemie
Valeur pour moi aujourd'hui
Je suis bon, lorsque je montre de la compassion envers les autres, peu importe qui ils sont
3
Je veux aider les autres dans le besoin, sans rien attendre en retour
Montrez dans l'histoire
Que le samaritain aident l'homme souffrant en n'attendant rien en retour et lui donnant même ce qu'il faut pour être guérit comme de l'argent à l'hôtel
Valeur pour moi aujourd'hui
Je veux aider les autres, sans rien attendre en retour
4
Comme le bon Samaritain, Dieu veut panser nos souffrances, nos tristesses, nos coups durs de la vie et nous soulager
Montrez dans l'histoire
Que le samaritain ressemble à Dieu qui veut panser les blessures et guérir l'homme souffrant
Valeur pour moi aujourd'hui
Dieu veut panser mes souffrances, mes tristesses, mes coups durs de la vie et me soulager
5
Dieu ne fait pas de différence entre les personnes, quel que soit leur statut social, il nous aime tous
Montrez dans l'histoire
Que les deux premières personnes avaient des préjugés et regardait le statut social de la personne, mais pas le samaritain qui a montré de l'amour pour l'homme souffrant
Valeur pour moi aujourd'hui
Dieu ne fait pas de différence entre les personnes, quel que soit leur statut social, il nous aime tous
6
Tout être humain, ennemi ou pas, s'il est dans la souffrance a besoin d'être secouru. Par là, c'est une occasion de montrer l'amour de Dieu pour chaque personne
Montrez dans l'histoire
Que le samaritain était ennemi des juifs et qu'il n'a pas hésité une seule seconde à soulager cet homme souffrant, alors que les deux autres étaient plus préoccupé par leur principe religieux (comme : "Fais ce que je dis et pas ce que je fais ! )
Valeur pour moi aujourd'hui
Je veux secourir toute personne dans la souffrance, ennemi ou pas. C'est une occasion de montrer l'amour de Dieu pour elle, au travers de moi

Questions

Qu'est-ce que la Vie éternelle ? Quand une personne devient chrétienne, elle accepte que Jésus-Christ soit son sauveur. La mort et la résurrection de Jésus, nous donnent la vie éternelle. Quand nous mourrons nos âmes vont au ciel et nous vivrons avec Jésus au ciel.
Qu'est-ce qu'une parabole ? C'est une histoire inventée, mais qui annonce une vérité biblique
Combien de kilomètres fait la route de Jérusalem à Jéricho ? Elle fait 23 km environ, soit une journée de marche ; le dénivelé est de 1200 mètres environ (Jéricho 300 m au-dessous du niveau de la mer et Jérusalem à 800 m au-dessus du niveau de la mer).
Qu'est-ce qu'un sacrificateur ? Prêtre, prêtresse qui offre les sacrifices du Temple
Qu'est-ce qu'un prêtre ? C'est un fonctionnaire dans le temple. (À l'époque de Jésus, le prêtre était l'un des groupes les plus privilégiés ou les plus riches de la société et ils ne devaient pas toucher à un cadavre parce qu'ils seraient alors impurs.
Qu'est-ce qu'un lévite ? C'est un assistant du temple qui devait rester propre. (Le Lévite ne s'est peut-être pas arrêté parce qu'il ne savait pas si l'homme était encore en vie. S'ils touchaient un cadavre, ils ne pouvaient pas non plus accomplir de rituels dans le temple.
Qu'est-ce qu'un samaritain ? Il était un marginal parce qu'il était d'origine ethnique et religieuse mixte. Il n'était pas complètement juif et beaucoup de gens ne les aimaient pas.
Quel désinfectant utilisait-on à l'époque ? L'huile et le vin ont été utilisés pour aider à nettoyer une plaie et l'aider à la guérir.

La parabole du bon Samaritain

C’est sans doute la parabole la plus connue du Nouveau Testament, sans doute parce qu’elle a donné naissance à l’action humanitaire chrétienne et plus particulièrement à la Croix-Rouge et aux associations de samaritains, ayant été source d’inspiration pour Henri Dunant.

L’événement 

Le contexte est simple. Un maître de la Torah, sensé pourtant être expert en matière de croyance, vient lui demander : « Maître que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » « Et qui est mon prochain ? » Comportement typiquement juif, Jésus répond à cette question par une autre question : « Dans la loi qu’y a-t-il d’écrit ? Nous connaissons la réponse, puisqu’il cite deux versets du Pentateuque. Deutéronome 6 :5 et Lévitique 19 :18.

Le docteur de la loi, sans doute un pharisien cherchant à piéger Jésus, poursuit son questionnement en demandant qui est son prochain, bien que le sachant sans doute. Jésus se sert alors de cette parabole pour illustrer sa définition du prochain.

Il ne choisit pas les éléments de son histoire au hasard. Chaque parabole, bien que généralement une fiction, s’inspirait pourtant souvent de faits réels, inclus dans l’histoire.

L’huile et le vin étaient communément utilisés. On savait que le vin désinfectait, et l’huile adoucissait et avait des vertus protectrice des plaies contre les infections. Certains ont vu dans ces deux éléments le sang du Christ et l’œuvre du Saint-Esprit, dans ce même ordre d’idée, le Samaritain serait Jésus, l’âne le chrétien qui amène le blessé à l’Auberge qui serait l’Eglise… Chacun son truc !

Le lieu 

Pour se rendre de Jérusalem à Jéricho, il fallait immanquablement passer par le chemin du Wadi Qelt, une gorge profonde serpentant des monts de Judée jusque vers la plaine de Jéricho. On faisait ce trajet en deux jours, et à mi-chemin environ, on y trouvait un caravansérail. Aujourd’hui une bâtisse se trouve toujours à l’endroit présumé, portant le nom d’Auberge du du Bon Samaritain. Réputée pour ses dangers, la gorge était souvent le théâtre d’événements sordides : attaque de voyageurs, attentas contre les troupes romaines. Jésus fait donc référence à un genre d’événement connu.

Les personnages 

Un voyageur, un anonyme qui aurait pu être n’importe qui. Des bandits, à l’image des circonstances de la vie. Là ne sont pas les éléments déterminants.

Mais quand Jésus choisit d’attribuer un rôle négatif à un prêtre et à un lévite de second ordre, il s’attaque directement au système religieux de son temps. Il dénonce l’hypocrisie, illustre par son récit l’incohérence des religieux auxquels il n’a cessé de s’opposer. Ils préfèrent respecter la loi qui leur interdisait de toucher du sang, sous peine d’être impur pendant 7 jours. Ils se rendent à Jérusalem, sans doute pour accomplir leur service au Temple, ce qui ne leur aurait pas été possible s’ils s’étaient occupés du blessé. Tout de même, Jésus dénonce, en utilisant cet exemple, le fait que l’observation d’une loi de purification passe avant le secours et la vie.

Le peuple des Samaritains évoqué dans le deuxième livre des Rois 10, se disait descendant des Hébreux et en particulier de Jacob, ainsi que le souligne Flavius Josèphe dans ses Antiquités judaïques. Leur religion est basée sur le seul Pentateuque et ils refusent la centralité religieuse de Jérusalem. Au retour de leur captivité à Babylone, les Juifs ont refusé de les admettre parmi eux, d’autant plus qu’ils n’avaient pas été déportés et s’étaient mélangés avec des non-juifs. Depuis lors, les deux communautés évitent tout contact.

D'après Flavius Josèphe, cette hostilité réciproque se serait envenimée à la suite d'une profanation du Temple de Jérusalem, des Samaritains y ayant jeté des ossements humains sous les portiques. Circonstance aggravante au regard du judaïsme, le fait de manipuler des ossements humains, et donc de toucher un cadavre, est interdit. C'est à la suite de ces événements que les Samaritains n'auraient plus eu accès au lieu saint et que, pour leur part, les Juifs préféreraient ne pas s'aventurer en Samarie. Cependant, la critique historique rend compte différemment de cette séparation : les Samaritains refusent le centralisme du culte dans un Temple unique à Jérusalem instauré par Josias, et les juifs conspuaient ces juifs qui se seraient mélangés aux nations voisines.

Les leçons de l’histoire 

Mais que Jésus choisisse le héros de l’histoire chez les Samaritains était clairement une provocation, mais aussi un message clair, qu’on peut résumer ainsi :

  • Dieu ne fait pas de différence entre les personnes, quel que soit le statut social d’un être humain. Le Samaritain a autant de valeur que le prêtre
  • Chacun de nous doit devenir le prochain de l’autre, particulièrement s’il est dans le besoin, ou dans la détresse. La parabole illustre donc mon prochain comme celui qui a de la compassion pour moi et me secourt dans l’épreuve. Le prochain n’est donc pas la victime, mais le prochain est celui qui tire le blessé de son fossé et paie pour ses soins.
  • Le Samaritain dépasse sa culture, son éducation, sa préférence ethnique pour prendre soin de son semblable, et enfreint les règles par compassion. Il s’affranchit de tout cela pour choisir librement d’aider. Peu importe l’arrière-plan ou les circonstances, c’est l’être humain qui prime.
  • Le péché n’apparaît donc plus seulement comme un acte moralement mauvais, mais de tourner le dos à son prochain et lui fermer son cœur devient l’inacceptable faute que Jésus dénonce.

Jean-François Bussy

Renseignements
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