L'histoire

La parabole de la brebis perdue

Description

Une brebis s'égare, le bon berger vient à sa recherche.

Référence de l'histoire

Verset biblique

Quand un malheureux crie, l'Eternel entend et il le sauve de toutes ses détresses
-- Psaumes 34:6 --

Objectifs (Valeurs de foi)

1
Nous avons une grande valeur aux yeux de Dieu
Montrez dans l'histoire
Que la brebis a une grande valeur pour le berger et il la cherche, car il l'aime. Il ne la laisse pas seule
Valeur pour moi aujourd'hui
J'ai une grande valeur aux yeux de Dieu. Malgré mon égarement, il m'aime et me recherche si je m'égare
2
Jésus est le berger qui prend soin de nous
Montrez dans l'histoire
que le berger va extirper la brebis d'un buisson épineux. Il va la mettre sur ses épaules et la ramener à la bergerie
Valeur pour moi aujourd'hui
Jésus prend soin de moi, il m'aime et me veut du bien et me ramène vers lui
3
Jésus nous rejoint dans les endroits où nous nous perdons
Montrez dans l'histoire
que le berger va partir la chercher dans plusieurs endroits, il ne va pas se décourager, il va la chercher jusqu'à ce qu'il la trouve
Valeur pour moi aujourd'hui
Jésus me rejoint dans tout ce qui m'éloigne de Lui et veut me ramener à Lui
4
Seul, sans Dieu, je me perds sur un chemin de mort, mais Dieu me ramène à sa vie
Montrez dans l'histoire
que la brebis est partie ailleurs que vers le berger et elle est en danger. Mais le berger va la chercher et la mettre en sécurité
Valeur pour moi aujourd'hui
Sans Jésus, je m'égare, je me mets en danger. Je veux rester vers Jésus qui m'offre la vie éternelle
5
Lorsque nous nous égarons loin de la bergerie, nous nous trouvons seul face à des problèmes. Jésus est notre espoir, et nous ramène à la bergerie près de Lui
Montrez dans l'histoire
Que la brebis se retrouve seule, sans les autres et qu'elle fait face à des problèmes. Le berger va la trouver et la ramener à la bergerie
Valeur pour moi aujourd'hui
Lorsque je m'égare loin de la bergerie de Dieu, je me retrouve seul face à des problèmes. Jésus est mon espoir, et me ramène à la bergerie près de Lui
6
Avec notre famille, nos amis, des copains chrétiens qui représentent la bergerie, on peut se soutenir dans des situations difficiles.
Montrez dans l'histoire
Que la brebis s'est retrouvée seule, sans autres brebis pour l'aider à retrouver le chemin. Seul le berger (Jésus) va la ramener à la bergerie avec les autres moutons
Valeur pour moi aujourd'hui
Avec ma famille ou des copains chrétiens qui représentent "la bergerie", je peux prier et me sentir soutenu dans des situations difficiles

Questions

L'histoire se trouve dans l'Ancien ou le Nouveau Testament ? Le Nouveau Testament
Dans quels livres de la Bible se trouve l'histoire ? Matthieu et Luc
Qu'est-ce qu'une parabole ? C'est une histoire qui n'est pas vraie, mais qui annonce une vérité biblique
Que représente le berger dans l'histoire ? Dieu
Que représente la brebis ? Nous
Que sont les pharisiens ? Des prêtres qui connaissent bien les lois de Moïse, mais ne reconnaissent pas Jésus comme le messie. Ils critiquent beaucoup et détestent les gens de mauvaises vie (les gens drogués, des voleurs, etc.)

La parabole de la brebis perdue

La parabole et son contexte

La parabole est l’une des méthodes de l’art oratoire illustrant une vérité morale ou religieuse, par une comparaison tirée de la vie courante. Les vérités présentées en paraboles par Jésus se gravent mieux dans la mémoire qu’un simple exposé didactique. Dans le contexte de Luc 15, nous retrouvons trois paraboles successives :

  • La brebis perdue
  • La pièce perdue
  • Le fils perdu (prodigue)

Ces paraboles démontrent l’amour de Jésus pour ceux qui se repentent et viennent à lui. Jésus insiste sur cette notion.

Dans le contexte de Matthieu, Jésus donne cette parabole de la brebis perdue juste après avoir parlé de l’importance des enfants[1] et du péché. Après cette parabole, Jésus enseigne sur le pardon.

Dans le contexte de l’Evangile de Luc, le Seigneur parle aux collecteurs d’impôts[2] et aux pécheurs. Les péagers étaient haïs à cause de leur profession, et méprisés à cause des injustices qu'ils commettaient souvent en l'exerçant.

Le péché, c’est être à côté de la cible, de la volonté de Dieu. Les pécheurs et les collecteurs d’impôts s'approchaient de Jésus, afin de mieux entendre les paroles de miséricorde et de pardon qui sortaient de sa bouche. Ses enseignements avaient peut-être réveillé leur conscience. Et ils sentaient probablement le poids et l'amertume du péché, et repoussés de tous, ils étaient attirés vers cet envoyé de Dieu, qui leur avait toujours témoigné de sa compassion.

Dans ce texte de Luc 15, il nous est mentionné que les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : « Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux[3] ». La cause de leur mécontentement, qui se donnait les airs de l'indignation, est ici exprimée : Jésus non seulement recevait, accueillait avec bonté les péagers et les pécheurs, mais il mangeait avec eux, ce qui était, en Orient, une marque de familiarité et de confiance.

Les pharisiens, orgueilleux, ne pouvaient ni comprendre, ni pardonner cette conduite de Jésus. Ils y voyaient un mépris de la moralité et de la justice, dont ils se croyaient seuls en possession. Leurs murmures étaient donc à la fois un blâme infligé à Jésus et l'expression de leur mépris pour les péagers et les pécheurs.

Jésus répondra à ces critiques par trois paraboles qui illustrent sa grâce et son amour pour les pécheurs. Jésus commencera l’histoire de la brebis perdue avec une question concernant directement son auditoire : « Quel est l’homme d’entre vous [4]» ?

La brebis

Les brebis de Palestine et des régions voisines sont d’ordinaire blanches. Elles peuvent être occasionnellement de couleur noir, brun ou blanc ou semé de fauve ou de noir. A cause de la chaleur et du climat sec, il fallait abreuver les moutons chaque jour. La laine du mouton, tissée, procurait un vêtement grossier.

La particularité de la brebis est qu’elle affectueuse, docile, douce, faible lorsqu’elle est laissée à elle-même et elle ne peut se passer de guide. Elle est incapable, dès qu'elle est égarée, de revenir au bercail ou de se défendre en présence du moindre danger. Pour qu'elle ne soit pas irrévocablement perdue, il faut que le berger la cherche, la porte, lui prodigue tous ses soins.

Cette image de la brebis illustre parfaitement l'homme pécheur, éloigné de Dieu[5].

Jésus décrit sa compassion et son amour sous les traits de ce berger qui cherche sa brebis sans relâche jusqu'à ce qu'il l'ait trouvée. Ce fut là l'œuvre de toute sa vie ; et cette œuvre, il la poursuit encore par ses serviteurs, par son Esprit, par tous les moyens de sa grâce.

Il y a un étonnant contraste entre une brebis et les nonante-neuf autres – celles que le berger laisse au désert, c'est-à-dire dans les lieux non cultivés, où l'on faisait paître les brebis. Nous pouvons y voir une représentation des Israélites restés extérieurement fidèles à l'alliance divine et qui éprouvaient beaucoup moins que les péagers et les pécheurs le besoin d'un Sauveur.

Tout le monde a besoin de se repentir d’avoir été à côté de la volonté de Dieu, de son plan d’amour pour nous. Jésus emploie les termes de : « pécheurs, justes, repentance » dans le sens extérieur où les pharisiens l’entendaient, eux qui s'imaginaient qu'il suffisait de faire partie du peuple de l'alliance et d'observer les ordonnances lévitiques pour être assurés du salut.

Jésus veut leur faire comprendre que Dieu préfère les sentiments d'humiliation et d'amour, qu'éprouve le pécheur repentant, à la propre justice de ceux qui ne se sont jamais écartés du droit chemin. Cette pensée ressort plus clairement de la parabole de l'enfant prodigue et de l'attitude prise par le fils aîné.

Jésus parle de la joie dans le ciel pour tous ceux qui viennent se jeter dans les bras du Sauveur. Dès ce moment, ils lui appartiennent tout entiers et lui font le sacrifice de leur vie, par une reconnaissance et un amour qui traduit une véritable humilité.

Jésus se présente également en Jean 10 comme le bon berger qui donne sa vie pour ses brebis.

Gaël Marti

 


[1] A la question : qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux, Jésus encourage à avoir la foi comme des enfants. Il parle aussi de l’accueil et du respect que nous devons faire à tous les enfants : « Celui qui accueille en mon nom un petit enfant comme celui-ci, m’accueille moi-même.

[2] C’étaient des juifs au service des romains. Ils étaient considérés comme des collaborateurs de l’envahisseur et des voleurs. Ils n’avaient pas bonne réputation.

[3] Luc 15.2

[4] Luc 15.4a

[5] Jésus parle de ceux qui ont besoin de changer d’attitude au v.7. Et c’est précisément de cela qu’il s’agit : la conversion – accepter Jésus comme son Sauveur et Seigneur – est un changement de direction.

[6] Ce verset est aussi dans Matthieu 18.11 dans le contexte de la parabole de la brebis perdue, mais dans l’Evangile de Matthieu, il reste absent de quelques manuscrits majeurs.

[7] Dans les Evangiles, Jésus se nomme ainsi.

Top